Montée

Tenu par un chef japonais, Takayuki Nameura, cet établissement, plus que discret, enseigne absente, est une adresse confidentielle dans le quartier. Passée la porte, à ouverture plus que difficile pour certains, on s'installe aux rares tables joliment disposées. Le menu dégustation à 80 euros, bien alléchant, tient il ses promesses ?

  • Carottes/Cardamome
  • Saint-Jacques/Oursins/Algues (aux parfums très océaniques, Paris est pourtant loin de la mer)
  • Foie gras/Banane/Fumée (le foie gras est fort heureusement plus fort en goût que la banane)
  • Morue/Pomme de terre (la peau bien craquante se lie bien avec la brandade)
  • Calmar/Noix de coco/Boulghour (on passe...)
  • Barbue/Olive noire/Poireau (le poireau aurait mérité d'être un peu plus cuit)
  • Canard/Endive/Truffe (parfum de truffe bien présent pour certains, moins pour d'autres, mais le canard était parfait)
  • Pomme/Cidre/Safran (hmmm.. déjà oublié)
  • Chocolat
  • Oreillettes
Les portions sont vraiment toutes petites, il n'en reste pas moins que Montée mérite son étoile Michelin. Année 2018 - 153 euros ( 01 43 25 57 63 - 9 rue Léopold Robert


Contre Allée

Très beau volume et murs peints de couleur épice et havane en parfaite harmonie avec le mobilier. Carte pas vraiment séduisante et les assiettes ne sont pas très appétissantes, à croire qu'en ce mois d'Aôut, la cuisine était tenue par le fils de la concierge : tarte aux tomates et mozzarella, boudin blanc un peu écoeurant au chutney de fruits et miel, croustillant aux pommes un brin affligeant, et additions disproportionnées. Année 2001 - 320 frf. Une décade plus tard, nous retournons dans cet établissement. Les murs ont été repeints, le mobilier changé, moins chic, mais les tables restent toujours bien espacées. Le fils du concierge n'officiait pas ce soir là, c'était monsieur Fujinuma qui était aux casseroles et qui concoctait des plats bien français : ravioles de foie gras sous une émulsion de porto blanc (tranchées trop épais dans ses ravioles), pavé de merlu poêlé accompagné d'une purée de pommes de terre acidulée, un bon et copieux baba au rhum, ce dernier étant à volonté. Avec un discount de 20%, on revient aux prix du siècle dernier... Mais ça reste toujours un peu trop cher. Année 2012 - 49 euros ( 01 43 54 99 86 - 83 avenue Denfert-Rochereau


Le Pavillon Montsouris

C'est la terrasse de charme du 14ème arrondissement. En été, en soirée, quand les grilles du parc se ferment. C'était un des premiers restaurants à proposer exclusivement un menu carte. Le parmentier de canard et foie gras était un peu faible en goût, on se rattrapait avec la très belle pêche rôtie et sa glace à la vanille et aux raisins secs. Années 1992-1993-1994 - 300 frf

25 années plus tard, l'établissement a peu changé. Passées 21h00, les grilles du parc ferme et la terrasse est à vous. Au menu à 51 euros, un peu cher quand même, nous prîmes :

  • Tourteaux décortiqués assaisonnés au citron vert, mousse de radis et purée onctueuse d'avocat au piment fumé.
  • Foie gras de canard des Landes "de la ferme de Jules" aux épices douces en ballotine, pommes confites, purée d'abricot et gelée de pommes.
  • Dos de cabillaud demi-sel cuit au four, risotto au citron mariné et courgettes, purée de courgettes au Parmesan.
  • Pavé de thon snacké, polenta crémeuse aux herbes vierges de légumes croquants.
  • Millefeuille aux pommes caramélisées.
  • Gratin de fruits rouges, sorbet cassis.
Un bon point pour les poissons, service trop efficace de rapidité. Année 2018 - 81 euros ( 01 43 13 29 00 - 20 rue Gazan


Modigliani

Jolie salle aux murs recouverts de grands miroirs. Une carte sans grande originalité. On retrouve là tous les standards de la cuisine italienne. C'était donc : poivrons alla romana (corrects), une pizza reale aux bords bien grillés, des lasagnes froides au milieu, brûlantes sur les bords (le micro-onde avait sévi). Le pichet de vin rouge est versé dans d'élégants et grands verres. Service très agréable. Année 2008 - 20 euros ( 01 45 40 40 28 - 3 rue Mouton-Duvernet


A Mi-Chemin

Bistro de quartier. Menu présenté sur un tableau noir. Fricassée de rascasse au citron accompagnée d'une petite ratatouille et de riz blanc, bonne papillote de poisson à peine cuit accompagné également de riz blanc (un peu triste). Petit vin d'Anjou. Service féminin plutôt efficace. Année 1999 - 110 frf ( 01 45 39 56 45 - 31 rue Boulard

Alexandra

Petit bistrot très féminin qui ne renâcle pas à attendre ses clients qui ont plus d'une demi heure de retard... Une carte plus que traditionnelle avec ses magrets, son tartare coupé au couteau, une panna cotta à la vanille et au caramel tout à fait honnête. L'addition se réduit avec les promotions 'la fourchette'. Année 2013 - 20 euros ( 01 83 96 25 98 - 6 rue Pernety

Villa Saint Jacques

L'absence d'originalité tant dans la déco que dans la carte caractérise la plupart des pizzerias parisiennes. La Villa Saint Jacques n'échappe pas à cette règle. Pizzas correctes, pana cotta copieuse mais fade et sous coulis aux fruits rouges très dilué. Année 2015 - 18 euros ( 1 boulevard Saint Jacques


L'Auberge de Montparnasse

Nous voulâmes (ou voulûmes ?) réserver une table à "l'Eau à la Bouche", nous tombâmes (ou tombûmes ?) sur l'auberge de Montparnasse. La déco, très contemporaine avec son parquet foncé, ses fauteuils cuir foncé, et les murs de lumière tamisée devraient tourner "has been" d'ici une poignée d'années. La carte fait la part belle aux grillades, c'est plus facile quand on n'a pas vraiment de chef en cuisine. Pour nous ce fut une côte à l'os, 1 kilog pour deux, une fois l'os enlevé et les bouts de gras mis de côté, il ne devait plus rester que 200 grammes par personne. La viande arrive sur une planche, une fois découpée par un serveur novice, elle se déguste froide. Les profiteroles dîtes "maison" auraient peut être mieux values être préparées "ailleurs". Année 2007 - 40 euros ( 01 56 54 01 55 - 124 boulevard du Montparnasse


Les Fondus de la Raclette

Adresse de restaurant d'hiver, et ça tombait bien, il faisait un temps glacial ce vendredi soir là. Mobilier en bois of course, grills individuels aménagés dans les tables. Les raclettes, comme les pommes de terres cuites, avaient été préparées à l'avance, et arrivaient sur la table 30 secondes après avoir été commandées. Les entrées, salades industrielles, comme les desserts, crême brûlée, ne sont pas indispensables, la raclette, avec ses pommes de terre et sa crême fraîche à volonté, suffit à se remplir le ventre. Année 2006 - 30 euros ( 01 43 27 00 13 - 209 boulevard Raspail


Indiana Café

Quoi de neuf dans les restaurants de chaîne ? La carte est toujours aussi asseptisée, sans surprise, le même cheeseburger au bacon que vous retrouverez partout, et les frites, et le petit pot de cole-slaw. Le crumble aux fruits rouges se laisse manger. L'immense salle se remplit facilement en soirée même en semaine. Année 2012 - 31 euros ( 01 40 47 60 41 - 1 avenue du Général Leclerc

Montparnasse 25 (Méridien Montparnasse)

Décoration sinistre, pas une seule fenêtre dans la salle, murs recouverts de marbre noir réfléchissant. Bonne cuisine mais pas enthousiasmante, beaux chariots de fromage présenté par un maître fromager, bons desserts. Année 1996 - 710 frf ( 01 44 36 44 25 - 19 rue du Commandant Mouchotte

La Coupôle

Célèbre brasserie Art Déco de Montparnasse. L'établissement a été repris et rénové par le groupe Flo en 1988. La salle est immense et des banquettes sans fin peuvent recevoir des centaines de clients. Toute la beauté du lieu se résume aux élégants dessins peints sur les nombreuses colonnes de la salle. Le menu vin compris n'est pas enthousiasmant : salade de foie gras aux haricots, carré d'agneau, mousse au chocolat. Année 2001 - 185 frf ( 01 43 20 14 20 - 102 boulevard Montparnasse


Chez Cotti

Et une pizzeria sans âme comme souvent, pâte à pizza pas assez cuite, généreuse tomate mozzarella servie à prix doux. Année 2005 - 23 eur (

Ti Jos

Véritable crêperie bretonnante réfractaire à tout modernisme. Salle meublée en bois, horloge bretonne, odeur de beurre grillé insistante. La carte est archi-classique. Pas une once d'originalité, la galette la plus audacieuse se résume à un ajout de champignons dans la complète. La présentation des crêpes est tristounette. Breiz cola pour les jeunes, cidre brut non pasteurisé pour les vieux... vite on s'tire ! Année 2007 - 17 euros ( 01 43 22 57 69 - 30 rue Delambre



La Cagouille

C'est dans un quartier récent, sans âme, terminé au marteau piqueur que se niche la Cagouille, restaurant spécialisé dans les produits de la mer. La déco intérieure est le reflet de l'environnement extérieur (!) Heureusement, on a un vrai chef en cuisine. Les plats sont donc tous bons : friture d'éperlans et persil frit, rougets accompagnés d'une purée de céleri. La carte des desserts, courte et sans intérêt, est le point pauvre du restaurant : sorbet, profiterolles. Année 2001 - 290 frf ( 01 43 22 09 01 - Place Constantin Brancusi

La Régalade

Décor très bistro, les tables sont très rapprochées, les serveurs comme les serveuses assurent un service en civil, certaines tenues sont vraiment à revoir plus particulièrement la chemise à carreaux qui boudine associée avec la jupette en jean délavé. En attendant que la commande soit prise, un pot de terrine cornichon atterrit sur votre table. Les portions ne sont pas vraiment généreuses pour un bistro. Le Gazpacho de morue avec son sorbet à la tomate est certes rafraîchissant mais un peu faible en goût. La vinaigrette de légumes est plus délicate et elle est accompagnée de rougets, coques, moules et bigorneaux. Le filet de sandre est honorable, il est présenté sous une tranche de bacon avec des tomates confites. Dos de cabillaud avec de gros légumes provençaux. Millefeuille de framboises acidulées que vient adoucir une glace à la vanille. Année 1999 - 270 frf ( 01 45 45 68 58 - 49 avenue Jean Moulin


Le Rajasthan

Et encore une adresse que l'on oubliera vite ! Le luxe un peu kitsch des fauteuils Louis Machin ne se reflète pas dans les plats de ménage inox où sont servis les biryanis aux crevettes, le curry d'agneau (chiche en viande). Fromage blanc aux fruits exotiques et au miel convenable. Année 2002 - 21 eur ( 01 43 35 15 27 - 61 rue du Couédic

Le Rendez-vous Denfert

Charmant jeu de mots dans le nom de cette brasserie tout à fait classique. Plats traditionnels (choucroute, hamburger à cheval, poulet fermier) correctement exécutés, tous accompagnés de bonnes grosses frites à prix doux. Bon clafoutis aux abricots. Année 2006 - 20 euros ( 01 43 21 34 05 - 2 avenue du Général Leclerc

Le Dôme

La maison mère... très belle brasserie tout en boiserie. Saint Jacques à la crème et poissons absolument parfaits de fraîcheur. Cuisson parfaite. Hélas un peu cher. ( 01 43 35 25 81 - 108 boulevard du Montparnasse

Buffalo Grill

Chaîne à thème western qui a remplacé la non regrettée chaîne Batifol. Service (mal) assuré par une post-punk soit droguée, soit saoule, soit idiote. Une petite salade arrive avant que la commande ne soit prise. Le steak de bison est commandé saignant mais vu son épaisseur (5 mm max), il arrive rosé couvert de frites tristounettes. La côte de bœuf (ou de veau réformé plutôt) est sans goût. Carpaccio d'ananas standard, brownie fade recouvert de chocolat chaud accompagné d'une glace à la vanille et de Chantilly. Bon Rioja. Vins à prix raisonnables (que des bouteilles à 2 chiffres). Mais c'est pas ça qui m'fera y retourner. Année 1999 - 170 frf ( 01 45 40 09 72 - 117 avenue du Général Leclerc